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Assemblée nationale : Les députés adoptent le programme Wuri pour la mise en œuvre d’identifiant unique électronique de la personne au Burkina

mardi 20 avril 2021, par Jacques

Les députés réunis à l’hémicycle en séance plénière ce lundi 19 avril 2021 ont examiné trois projets de loi. Il s’agit du Programme de l’identification unique pour l’intégration régionale et l’inclusion en Afrique de l’Ouest (Wuri) ; du financement partiel du Projet de construction et d’équipements d’une structure de formation et de recherche en science et technique, d’une cité universitaire à l’université de Dori et d’une cité universitaire à l’université de Fada N’Gourma mais aussi le financement additionnel pour la mise en œuvre du projet d’amélioration de l’accès au système éducatif et la qualité de l’éducation.

Le projet de loi du programme Wuri a été soumis pour examen à trois commissions (dont la commission des Affaires étrangères et des Burkinabè de l’étranger, de l’environnement et du développement durable, et à celle des finances et du budget). Les rapports de ces commissions ont été livrés à la plénière ce lundi 19 avril 2021.

D’une durée de six ans, l’adoption de cette initiative sous l’impulsion de la Banque mondiale permettra au Burkina Faso de disposer, à l’instar des autres pays bénéficiaires de la CEDEAO, d’un dispositif électronique facilitant l’accès des personnes aux services de base, de satisfaire les conditions d’entrée en vigueur et d’assurer la mise en œuvre effective du programme. A terme, le gouvernement entend enrôler 80% de la population burkinabè.

Le second dossier à l’ordre du jour était relatif au projet de loi concernant la construction du centre universitaire de Dori et l’université de Fada N’Gourma. La Commission des Affaires étrangères et des Burkinabè de l’étranger a été affectataire de ce dossier avec pour rapporteur le député Abdoul-Salam Dicko. Pour le centre universitaire de Dori, il s’agit, selon le ministre de l’Enseignement supérieur, Pr Alkassoum Maïga, de la construction d’un bâtiment pédagogique devant servir d’UFR science et technique, d’un bâtiment administratif pour la présidence de l’université mais également la construction d’une cité universitaire de 1000 lits, d’un restaurant de 800 places et d’un amphithéâtre de 350 places.

Au niveau de Fada N’Gourma, les travaux consisteront à la construction d’un restaurant de 800 places, un amphithéâtre de 350 places et une cité universitaire de 1000 lits. Toutes ces infrastructures seront accompagnées d’un espace récréatif dans les deux universités. « Les espaces où on va faire les constructions seront sécurisés par des clôtures », a souligné le ministre Maïga.

Le coût total de ce projet est évalué à plus de 12 milliards de F CFA et vise d’une part, à contribuer à l’élargissement du portefeuille des formations académiques et d’autres part à renforcer la capacité d’accueil en matière d’hébergement des étudiants du centre universitaire de Dori et de l’université de Fada N’Gourma en vue d’améliorer leurs conditions de vie. A l’issue du débat général, les députés ont adopté à l’unanimité le présent projet de loi. Cela permettra au ministère de l’Enseignement supérieur de rentrer dans la phase d’opérationnalisation de ces constructions au bénéfice des universités.

Le troisième dossier est relatif au projet de ratification d’un accord de don de la Banque mondiale au Burkina Faso d’un montant d’environ 56 milliards de F CFA pour poursuivre le projet d’amélioration de l’accès au système éducatif et la qualité de l’éducation sur les cinq prochaines années.

Ce projet de loi a été soumis pour examen à la Commission de la jeunesse, de l’éducation, de l’emploi et de la culture. Dans son allocution, le ministre de l’Education nationale, Pr Stanislas Ouaro, s’est penché sur les activités qui seront menées dans le cadre de ce projet. Il s’agit notamment de la construction des lycées scientifiques dans les régions qui n’en avaient pas d’abord, de classes préparatoires d’entrée dans les grandes écoles et de centres de préparation aux concours d’agrégation pour former des enseignants. Mais ce n’est pas tout, car ce projet à de grandes ambitions. En plus de renforcer les capacités des enseignants mais aussi les capacités d’accueil des établissements d’enseignement préscolaires dans deux régions du Burkina, ce projet ambitionne de financer aussi une partie de l’éducation en situation d’urgence.

« Nous sommes très heureux que l’Assemblée nationale ait à l’unanimité adopté au principe de ratifier cet accord de don afin de nous permettre de pouvoir poursuivre ce projet qui avait commencé en 2015 et qui s’est achevé en 2020. Là, c’est un financement additionnel parce que la Banque mondiale a considéré que les acquis du projet étaient tellement importants et intéressants qu’il fallait accélérer », a déclaré le ministre de l’Education nationale, Pr Stanislas Ouaro.

Aïssata Laure G. Sidibé
Lefaso.net

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