À compter du présent serment, les 24 députés vont désormais assumer les fonctions de juges, de magistrats. C’est dire que s’ils sont à l’Assemblée nationale sous des casquettes politiques, ils doivent mettre en "veilleuse" leurs aspirations politiques pour l’intérêt de la nation, du droit, de la justice, a rappelé le président de la Cour de Cassation, Majobé Jean Kondé. Il a aussi souligné que cette nouvelle responsabilité nécessite un certain nombre de vertus à savoir l’indépendance, la loyauté, l’intégrité, la réserve, la dignité, etc.

Pour Me Gilbert Noël Ouédraogo, ce moment est important dans la mesure où il s’agit de s’engager pour demeurer indépendant, digne et de pouvoir juger conformément à la loi sans tenir compte de quelques influences que ce soit.
« J’ai prêté serment comme magistrate-parlementaire à la Haute Cour de justice. En plus de l’émotion, c’est un devoir de responsabilité qui nous engage. Nous venons d’obédiences différentes mais pour le peuple nous devons trancher en fonction du droit », a affirmé Marie Chantal Bignan/ Boni.
Parmi ces juges parlementaires, on dénombre trois femmes.
Dofinitta Augustin Khan
Lefaso.net