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An I de la VIIe législature : Les députés UPC du Kadiogo rendent compte à leur base

mardi 21 février 2017, par Pascal YE

Depuis le 23 janvier 2017, les députés de la VIIe législature sont en intersession. La plupart d’entre eux mettent à profit ce « temps mort » pour aller à la rencontre de leurs électeurs pour leur rendre compte de la première année de mandature et se projeter sur la seconde année. Ainsi, dans le cadre de ces « séances de redevabilité », les élus de l’Union pour le progrès et le changement (UPC) de la province du Kadiogo étaient face à leurs militants, le 18 février 2017, à l’arrondissement n°6 de Ouagadougou.

Depuis l’affaire du million à polémique perçu par chaque député en fin d’année 2016, les élus nationaux organisent des séances de redevabilité au niveau de leurs bases électorales. Ainsi, des trois députés de l’UPC de la province du Kadiogo, deux étaient à la cérémonie du 18 février. Il s’agit de Justin Compaoré (Poé Naaba) et de Léonce Zagré, la 3e, Fatimata Korbéogo, étant malade et hors du pays pour des soins. Mais à cette rencontre avec les militants, il n’y avait pas que les députés du Kadiogo. Etaient également présents : le président du groupe parlementaire UPC, Daouda Simboro, le secrétaire général du parti, l’honorable Adama Sosso ainsi que les députés Ladji Coulibaly de la Comoé, Kodjo Jacques Palenfo du Poni et Moussa Zerbo du Houet. Sans oublier le correspondant de l’UPC dans le Kadiogo, Rabi Yaméogo.

« La rencontre de ce soir s’inscrit dans le cadre de la redevabilité. Nous sommes des élus et il est de notre devoir de nous retourner vers nos bases pour leur rendre compte du travail que nous effectuons à l’Assemblée nationale et d’écouter leurs préoccupations, les jugements qu’ils portent sur ce que nous faisons à l’Assemblée mais aussi écouter leurs conseils afin d’améliorer le travail parlementaire », a rappelé Léonce Zagré.

Une participation assidue

« Tout ce que nous avons eu à faire repose sur les valeurs défendues par l’UPC. Nous avons apporté nos contributions principalement au niveau des travaux en commission. Les députés UPC sont assidus et apportent énormément de contribution en termes d’amélioration des lois qui sont votées. Nous sommes aussi critiques envers certaines lois et certaines résolutions et nous n’hésitons pas à marquer notre désaccord si cela est nécessaire à tel point que la place occupée par les députés de l’UPC est taxée de zone de turbulence », a-t-il expliqué.
Les questions des militants du parti du lion ont porté essentiellement sur les tablettes et le million à polémique, mais aussi des questions sécuritaires telles que les Kolgweogo. Ils sont également revenus sur les commissions d’enquête parlementaires sur le foncier et sur les mines. Le million a été voté et inscrit dans le budget de l’Assemblée nationale, donc il n’est aucunement illégal. Mais, les élus UPC disent prendre bonne note des critiques et suggestions populaires sur cette question.

Les élus nationaux de l’UPC ont également rappelé les efforts consentis par les élus de la 7e législature. Ils citent entre autres le rabattement de leurs émoluments de 19% en début de législature, la renonciation à l’indemnité de logement et la taxation des revenus députés. « Les députés de la 7e législature sont les premiers à consentir à l’IUTS », a précisé Daouda Simboro, le président du groupe parlementaire UPC.De ce fait, les élus nationaux du parti du lion demandent à leurs militants plus de compréhension et d’accompagnement. Car, assurent-ils, « tant que c’est possible, nous représenterons vos intérêts ».
« Aujourd’hui, c’est le démarrage d’une tournée dans les arrondissements, dans les communes rurales sur ce que nous avons fait en 2016 et les perspectives pour 2017. Nous attendons leurs contributions, leurs critiques objectives et leur accompagnement afin que ce qu’ils ont déploré en 2016 ne se reproduise pas en 2017 », a confié Léonce Zagré.

« Le gouvernement manque de vision »

A l’occasion les élus de l’opposition n’ont pas manqué de critiquer le pouvoir Kaboré, mais aussi la gouvernance du parlement par Salifou Diallo. Pour Justin Compaoré, le gouvernement actuel manque de vision à tous les niveaux, pourtant le président de l’UPC, Zéphirin Diabré aurait permis de « réhabiliter le burkindlim (intégrité) ».
Au niveau du parlement, ils dénoncent le manque de transparence administrative et financière de la 7e législature. Populisme, immobilisme, navigation à vue et amateurisme sont les maîtres mots dans ce parlement, ont-ils laissé entendre. « Au niveau de l’Assemblée nationale, nous souhaitons que le président Salifou Diallo joue pleinement la neutralité. Il doit éviter dans ses interventions de prendre position pour la majorité. Il a aussi des commentaires déplacés et qui prêtent à confusion quant aux observations faites au gouvernement. Aussi, dans une assemblée démocratique, nous aurions voulu que l’opposition puisse avoir un regard sur les questions financières notamment avoir un poste au niveau de la questure », a soutenu Léonce Zagré.

Les militants de l’UPC de l’arrondissement n°6, ont salué positivement cette initiative. « A l’avenir, nous souhaitons qu’en début de session parlementaire que les députés viennent vers les populations pour recueillir nos préoccupations et par rapport aux projets de lois qui doivent être discutés au cours des sessions, qu’on en débattent et qu’ils tiennent compte de nos observations afin d’aller nous défendre comme il se doit à l’hémicycle », a lancé Mamoudou Cissé, militant UPC.
Après l’arrondissement n°6, les élus UPC devrait se rendre à l’arrondissement n°11 pour la prochaine étape de leur tournée de compte rendu à la base.

Moussa Diallo
Lefaso.net

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