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Quota réservé aux femmes sur les listes électorales : Des partis politiques prêts à honorer leurs engagements

vendredi 5 avril 2019, par Jacques

Depuis le 2 avril 2019, Le Caucus genre a initié une série de rencontres avec les états-majors des partis politiques pour examiner la problématique de l’inscription des femmes sur les listes électorales. L’objectif étant d’accroître le positionnement politique et institutionnel des femmes burkinabè, conséquemment à leur nombre et à leurs compétences. Après les partis politiques tels que l’ADF/RDA, l’UNIR/PS et le NDA, qui ont exprimé leur volonté d’inscrire plus de femmes sur les listes électorales, c’était le tour des membres du CDP, dans la matinée du 5 avril, d’exprimer l’engagement de leur parti politique à aller au-delà du quota réservé aux femmes.

Pour les membres du Caucus genre, le quota réservé aux femmes sur les listes électorales devrait être imposé aux partis politiques, avec des possibilités de sanctionner les contrevenants. Une position accueillie par les membres des partis politiques, qui se sont dit favorables à l’émergence politique des femmes.

Pour les représentants de l’Alliance pour la démocratie et la fédération-Rassemblement démocratique africain (ADF-RDA), l’idée de responsabilisation des femmes en politique fait partie de l’idéologie de leur parti. Même son de cloche chez les représentants de l’Union pour la renaissance/Parti sankariste (UNIR/PS) et du NDA, qui entendent accorder plus de places aux femmes aux prochaines échéances électorales.

Pour l’heure, les femmes des différents partis politiques ont dénoncé l’attitude hypocrite des hommes. Selon leurs propos, depuis toujours, les discours des hommes ont été en inadéquation avec leurs actes. Pour preuve, elles avancent que les hommes utilisent les femmes pour leurs ambitions électorales, mais après leurs accès au pouvoir, ils oublient la cause de l’autre moitié du ciel. Entre autres, elles ont révélé que les hommes qui occupent les postes réservés aux femmes, n’agissent pas toujours dans l’intérêt des femmes.

C’est pourquoi elles se disent prêtes à assumer elles-mêmes leurs responsabilités, au bénéfice des autres femmes. C’est ainsi qu’elles ont demandé une loi pour imposer le quota réservé aux femmes dans le cadre électif et nominatif, et sanctionner tous les contrevenants aux intérêts des femmes dans les instances de décisions politiques et institutionnelles.

D’autres femmes ont émis l’idée d’un quota à l’arrivée, qui suppose qu’une imposition soit faite sur les listes nationales, afin que les femmes obtiennent leurs places d’emblée. Il a également été question d’inscrire les femmes comme têtes de liste au niveau électif. « Les femmes souffrent d’un déficit de moyens », se justifient-elles.

Les femmes des partis politiques rencontrées dans le cadre du plaidoyer ont déclaré « être prêtes pour la conquête des pouvoirs politiques et institutionnels », mais espèrent bénéficier du soutien des hommes et des partenaires techniques et financiers pour réussir leur combat.

Edouard K. Samboé
samboeedouard@gmail.com
Lefaso.net

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